Fin du support logiciel : quand Bose abuse
La conséquence pour les utilisateur·ices ? Samuel Sauvage, cofondateur de HOP, se trouve parmi les client·es lésé·es : « Du jour au lendemain, l’enceinte ne trouvait plus les radios enregistrées. Impossible de les remettre en marche via l’application. C’est alors que j’ai découvert que ce n’était pas un problème lié à mon enceinte : Bose avait simplement décidé de cet arrêt ».
Ainsi, l’écoute d’une radio en ligne ou d’une playlist via une plateforme de musique (de type Deezer ou Spotify) n’est plus possible. L’enceinte reste utilisable en Bluetooth, mais perd l’une de ses fonctionnalités principales : pouvoir écouter de la musique sans que cela ne provienne d’un autre appareil.
Un petit air d’obsolescence logicielle
Ces enceintes fonctionnelles sont donc rendues partiellement défaillantes par une décision du fabricant. À distance, à travers le contrôle du support logiciel, il lui est donc possible de faire dysfonctionner les appareils. Ce type de pratiques alimentent des logiques d’obsolescence logicielles inacceptables.
L’arrêt du support logiciel est généralement justifié par les marques par l’ancienneté des appareils, et le coût de la maintenance. Mais un délai de support logiciel aurait sans doute pu être anticipé et annoncé lors de la vente desdits appareils.
Par ailleurs, la marque vient de lancer ses nouvelles enceintes Lifestyle Ultra, et elle propose aux propriétaires lésé·es de bénéficier d’une seconde enceinte offerte en cas d’achat d’une enceinte neuve. Autrement dit, Bose décide du jour au lendemain de faire dysfonctionner des enceintes qui jusqu’alors fonctionnaient très bien, et propose à leurs utilisateur·ices d’acheter le nouveau modèle. La compensation prévue par la marque aux consommateur·ices lésé·es semble en effet pousser au renouvellement accéléré des produits, dans une logique d’obsolescence marketing inacceptable.
Des aménagements insuffisants
Certes, Bose semble avoir averti depuis quelques mois les propriétaires de Bose de l’arrêt de ce support. La marque a décalé cette date fatidique de février à mai, sans céder à une pétition lui demandant de renoncer à cette décision. Elle a ouvert le code de son cloud, pour permettre le déploiement indépendant d’applications qui pourraient peut-être à terme remplacer ce que faisait ce cloud, sachant qu’à ce jour les solutions proposées sont incomplètes au regard du service initial. Enfin, elle avance que les enceintes ne sont pas à jeter à la poubelle car elles fonctionnent encore via bluetooth ou airplay. Certes, mais cela n’invalide pas le constat d’un dysfonctionnement prématuré, poussant au renouvellement d’équipements fonctionnels.
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Les consommateur·ices sont nombreux·ses à se sentir lésé·es par cette pratique. Combien d’enceintes sont concernées ? Quel gaspillage est en jeu ? De quand datent les ventes ? Les consommateurs sont-ils satisfaits des solutions offertes par la marque ? Beaucoup de questions qui permettraient de mieux cerner le rôle que peut jouer notre association dans un cas comme celui-ci. Vous êtes concerné.es ? Aidez-nous à en savoir plus sur les impacts de cette décision de Bose.
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